Un intéressant compte-rendu du film La Rafle. Premièrement ce compte-rendu replace le film dans la filmographie sur le Vel d'Hiv qui n'était abordé jusqu'à présent qu'indirectement par le cinéma français. Ensuite, Zéro de conduite interroge cette volonté du film de vouloir reconstituer les images de l'événement et sa prétention de se hisser au rang de document d'époque en se donnant des gages d'historicité avec Serge Klarsfeld dans le rôle de superviseur. Enfin, il y a cette autre volonté affirmée de vouloir émouvoir, instruire et créer le souvenir le tout enrobé de tapage médiatique et taillé sur mesure pour les enseignant-e-s de Troisième et Première. En adoptant le point de vue des enfants et de l'émotion, La Rafle est finalement en total accord avec la perspective de l'enseignement de l'histoire développée par Nicolas Sarkozy au travers de exemples de Guy Moquet ou de l'adoption par les élèves du primaire d'enfants juifs déportés. Film sur son temps plus que film d'histoire? | source : www.zerodeconduite.net
Convaincus d'avoir réalisé un film «vrai», c'est-à-dire impeccable historiquement, la production et Gaumont ont inclus les enseignants dans le processus de diffusion de leur film. Avec, une fois n'est pas coutume, le plein et entier soutien de l'Éducation nationale. La dernière fois que cela s'était produit relativement à un film de fiction, c'était pour le film Germinal de Claude Berri. A noter également que le site du film comporte un dossier pédagogique: www.larafle-lefim.com/enseignants. Luc Chatel a également promis que le film fasse partie de la plate-forme numérique créée à la rentrée pour les lycées. Une histoire officielle en quelque sorte… avec toujours ce risque de confondre travail d'histoire et travail de mémoire. | source : www.lefigaro.fr
Alors que la décision sur la prise en charge des chômeurs en fin de droits (voir nos articles ci-contre) est renvoyée au lendemain des élections régionales, la question du possible impact de la crise agricole sur la croissance du nombre de bénéficiaires du revenu de solidarité active commence à émerger à son tour. Le revenu net d'entreprise agricole par actif non salarié avait déjà baissé de 16,1% en 2008 (avec toutefois des écarts très importants allant de -37% pour l'arboriculture fruitière à +21% pour la production de lait). Or l'année 2009 a été encore plus sombre. L'Insee évalue en effet à 34% la baisse du revenu moyen des agriculteurs l'an dernier. Cette brutale dégradation de leurs revenus conduit un nombre croissant d'exploitants agricoles à solliciter le RSA. Elle pèse également sur les salariés agricoles, qui trouvent plus difficilement à s'employer. Seule certitude : au 31 décembre 2009, la Caisse centrale de la Mutualité sociale agricole (CCMSA) recensait 40.271 demandes dû | source : www.localtis.info
Vers 11 h, Mme PH, la voix cassée m'a téléphoné ! " PH, j'ai une nouvelle horrible !" En un quart de seconde, j'ai pensé à tout sauf à... " Isabelle vient de m'appeler, c'est Joël... Il a mis fin à ses jours !" " Non, pas lui, c'est pas croyable !" J'ai pleuré tout seul avant de téléphoner à Isabelle. A ses questions, au nouvel appel ce soir et ses remarques, j'ai compris. Joël était perfectionniste et sensible. Sa passion, c'était la culture. Blé ou maïs n'avaient aucun secret pour lui. L'année dernière a été anormalement sèche chez eux. De plus, c'est l'année où les cours des céréales ont sombré. Eh oui, la spéculation honteuse de 2007-2008 a caché les réalités. En supprimant la jachère en Europe, on a reconstitué les stocks. Comme tous les pays producteurs qui croyant en une hausse durable des prix, ont misé sur les cultures. Ne vous fiez pas au prix de la baguette qui semble augmenter à nouveau en ce moment, s'il était corrélé au prix du blé, il aurait du diminuer de plus de la moi | source : paysanheureux.canalblog.com
Le modèle alimentaire actuel, tout au long de sa chaîne du producteur au consommateur, est soumis à une forte concentration, monopolisé par une série de corporations agro-alimentaires transnationales qui font passer leurs intérêts économiques avant le bien public et la communauté. Le système alimentaire ne correspond plus aujourd’hui aux besoins des individus ni à la production durable basée sur le respect de l’environnement. C’est un système dont l’ensemble du processus est enraciné dans la logique capitaliste — la recherche du profit maximum, l’optimisation des coûts et l’exploitation de la force de travail. Les biens communs comme l’eau, les semences, la terre, qui depuis des siècles appartenaient aux communautés, ont été privatisés, spoliés des mains du peuple et transformés en une monnaie d’échange à la merci du plus offrant…. | source : www.cadtm.org
Dans ce film d'Alain Corneau, le célèbre violiste Marin Marais se souvient de son maître, un musicien solitaire, monsieur de Sainte Colombe. Il y raconte notamment l’initiation qu’il a reçue de lui et surtout l’antagonisme qui opposa le jeune ambitieux désireux d’être reconnu par la Cour au vieux musicien de l’ombre, intransigeant. Le dossier proposé par Télédoc propose notamment de travailler la comparaison entre les deux personnages qui fait ainsi apparaître toute une série d’écarts : le fossé des générations, un art du XVIIe siècle tourné vers le passé n’admettant pas une musique annonçant le XVIIIe siècle, etc. Deux conceptions de l'art à travailler au travers de l'image en demandant aux élèves de relever tous les signes d’opposition entre les deux musiciens : dans l’apparence physique, les motivations, l’ambition et la conception de l’art. | source : www.cndp.fr
Le laboratoire Marsouin vient de publier une première étude pour mesurer les effets d'Hadopi sur les pratiques de téléchargement des internautes français. Seulement 15 % des internautes qui utilisaient les réseaux P2P avant l'adoption de la loi auraient définitivement cessé de le faire depuis. Et parmi ces 15 %, seulement un tiers aurait renoncé à toute forme de piratage, les autres étant passé à d'autres pratiques : streaming, téléchargement direct.... "Une extension de la loi Hadopi à toutes les formes de piratage numérique exclurait du marché potentiellement la moitié des acheteurs de contenus culturels numériques." | source : recherche.telecom-bretagne.eu
Je suis fatigué d’entendre dire qu’il faut offrir ses textes sous prétexte qu’ils sont publiés sur un blog et qu’il faut gagner sa vie autrement. Vous voulez donc que je ressorte la barque de mon père et que j’aille pêcher des anguilles devant chez moi ? Ou que je redevienne journaliste ? Ou que je redevienne salarié et m’agenouille devant un potentat ?
Alors on me conseille d’écrire des livres, de les vendre en librairie, de vivre ainsi (ce que j’ai longtemps fait). Cette proposition sous-entend que le blog est un genre inférieur. Je pense le contraire. Je pense qu’il est aujourd’hui le seul genre littéraire novateur et que le livre vivote sur une ancienne économie qui n’a plus aucun rapport avec la création. | source : blog.tcrouzet.com
Arno, le scarabée, est de retour sur la Toile. Et rappelle : "Massification, consumérisme et marchandisation, asymétrie : c’est ce que nous craignions en 1997 (lors de la publication du Manifeste du web indépendant : http://www.uzine.net/article60.html), et c’est en gros la menace qu’annonce encore Narvic aujourd’hui" (http://novovision.fr/?L-avenir-radieux-de-l-internet-ne). "C'est l'accès individuel à l'expression publique" qui est la réelle innovation apportée par le web et l'internet, rappelle Arno. "L’idée que le changement de nature technique de l’outil de consultation/publication va faire disparaître le Web que nous aimions est légitime, mais j’ai du mal, après tant d’année, à céder à cette crainte." Évidemment, ""la fabrique du consentement" (Chomsky/Herman) existe toujours, mais je suis persuadé que l’internet est aujourd’hui l’un des principaux outils de résistance à cette fabrique. Et je ne vois pas ce qui, aujourd’hui, menace plus cet outil qu'hier". Welcome back Arno ! | source : www.scarabee.org
Pour l'universitaire américain Paul Duguid : "Je pense que les technologies peuvent nous donner un accès à « l'information », mais que la « connaissance » est un bien que nous acquérons par un engagement plus actif. Il est indéniable qu'Internet nous aide de bien des façons, mais je ne pense pas qu'il favorise (ni défavorise) la fiabilité." | source : www.rue89.com